ite/frères en marche
 

Enfants: s’émerveiller – rire – apprendre   

frères en marche – Revue missionnaire des Capucins suisses

Chères lectrices, chers lecteurs

Il est de bon ton de rappeler, en certaines occasions, que les enfants sont l’avenir de nos sociétés et de nos communautés chrétiennes. Ils le sont, c’est incontestable.

Un jour pourtant une autre assertion m’a fort surpris – je ne me souviens plus de qui je la tiens au juste – à savoir que les enfants sont notre présent. Ce qui est aussi une évidence. Les enfants ne sont pas simplement un don d’aujourd’hui pour demain mais déjà présentement.

Notre attention aux enfants est peut-être plus récente que nous ne le pensions il n’y a pas si longtemps. Le Droit des enfants est venu heureusement s’inscrire dans nos législations. Mais Jésus n’est-il pas celui que les cite en exemple pour leur accorder une place dans sa société et leur reconnaître une place de choix dans la manière d’accueillir ce qu’il nous propose. Si vous ne devenez pas comme des enfants… Il ne s’agit pas pour nous de retomber dans l’enfance mais de nous retrouver.

Le Pape François évoque les enfants comme un don. Et il ajoute: «L’enfant est aimé non pour sa beauté ou pour ses qualités.» De plus, «l’expérience d’être fils, d’avoir été aimé en premier avant même de venir au monde, sans aucun mérite, permet de découvrir la dimension gratuite de l’amour de Dieu, qui est le fondement de la dignité personnelle».

Pour accueillir l’enfant tel qu’il est, pourquoi ne pas nous arrêter sur chaque regard de ces enfants photographiés par un tout grand photographe bernois, Fernand Rausser, décédé l’année dernière, avec qui nous avions déjà collaboré pour certains de nos numéros.

Il ressort de ces clichés qui ne sont pas tous récents des rappels à plus d’humanisation de nos regards. Car ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de notre âme, de notre identité. D’ailleurs ne cherche-t-on pas aujourd’hui à identifier toute personne à son iris et non plus simplement à ses empreintes digitales. Nos yeux ne portent-ils pas l’empreinte de notre vécu et de tout notre être?

Aujourd’hui, puissent votre regard ne pas se porter uniquement sur le texte qui illustre certains groupes de photos. Considérez chaque enfant, comme s’il vous regardait ou nous interpellait personnellement.

Nous en retirerons alors tous une joie et une grâce qui ne seront pas uniquement littéraires et esthétiques. Ces enfants vont nous humaniser et nous évangéliser!

Bonne lecture et contemplation.

Fr. Bernard Maillard, rédacteur